Un p’tit coin d’paradis… By Pierre

Mon premier mois passé à Honko est une affaire de contrastes. Le premier fût surement après, bien entendu la différence de température, la traversée de la sulfureuse ville de Tuléar. Une grande ville dont les artères sableuses grouillent de vie. Les ambiances se mélangent, les gargottes diffusent une musique effrénée tandis que le bruit des freins des poussepousses retentissent de toute part. Entre tout ces musiciens on retrouve les bars où les « vazaha » se retrouvent, un moment de répit seulement en journée bien sûr. En sortant de Tuléar c’est une toute autre ambiance qui se dessine. Les paysages désertiques remplissent l’horizon, les villages sont constitués de simples maisons de bois et roseaux. La route est bien entendu une piste poussiéreuse et strictement réservée aux tous terrains, motos, taxis brousses et évidemment les zébus. C’est après quelques longues minutes de route que l’on atteint, au détour d’un petit chemin le centre de Honko.

Honko, c’est un mini village paisible où le bien être se lit sur tous les visages des habitants qu’ils soient de passage ou résident. Ce bonheur vient surement de la situation géographique du centre. Situé le long de la RN9 il est cependant perdu entre le bush désertique et la mangrove. D’un côté les Didiéracées et les Euphorbes dévoilent leurs plus beaux atouts et de l’autre l’envoutante mangrove charme par son ambiance unique. Mais Honko c’est aussi une vie des plus rudimentaires qui amène à respecter la nature et ses partenaires de vie.

Le riz est l’aliment principal et  la viande un luxe. La douche s’effectue avec l’eau du puits et la moindre goutte est appréciée à sa juste valeur et il en va de même pour l’électricité. Le sésame, parce qu’il y en a un, reste bien sûr l’intrigante mangrove. Il suffit de se laisser guider par le ponton de bois pour s’éprendre à rêver, voyager. Ce voyage est assuré par les curieuses adaptions des végétaux dans un milieu vaseux et en perpétuel mouvement. La faune atypique ajoutera à ce délicieux voyage une bande sonore apaisante, dominée par le chant des oiseaux et le travail des crabes terrestres. Le travail de monitoring est un véritable délice d’autant plus que le travail s’effectue toujours en fonction des marées, voir la mangrove avec ses plus belles parures est alors une obligation.

Ambotsibotsike

Il y a maintenant le paragraphe des petites choses qui marquent le premier mois à Madagascar mais surtout à Honko. Pour commencer le taxi-brousse. Vous pouvez l’attendre des heures sur le bord de la route et une fois dedans le manège commence. Les distances parcourues vous semblent décuplées et les amortisseurs absents. C’est en fait pour simplifier, un voyage dans un caddy rempli de monde, de poissons et autres animaux en tout genre sur une route caillouteuse et poussiéreuse. Heureusement dans ce doux chaos,  le chauffeur prend toujours soin de mettre de la musique malgache à votre disposition afin d’optimiser le confort de tout usager. Madagascar c’est aussi s’apercevoir que la grande ourse est à l’envers, danser toute la nuit sur des rythmes effrénés, apprendre le 1,2,3 soleil aux enfants du village, manger des hamburgers au zébu, parcourir la mangrove en kayak, cuisiner trop épicé et le regretter après, bref vivre et apprécier chaque instant.

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