Vivre à Honko By Arianne

En arrivant sur le site, il peut paraître difficile de réaliser qu’il faudra vivre sans eau courante et avec un minimum d’électricité pendant les trois prochains mois. Mais on ne tarde pas à s’habituer à ce nouvel environnement qui nous ouvre les yeux quant à la simplicité de vivre sans le luxe occidental.

Vivre à Honko, c’est :

  1. Manger du riz en accompagnement trois fois par jour et continuer à savourer chaque bouchée de chaque repas. Qui aurait cru que du riz trempé saupoudré de sucre et mélangé à des peanuts pouvait être si excellent.
  2. Jouer au Rummy et au Yathzee, parfois pendant des journées complètes lors de la saison des cyclones, où l’on reste enfermé pour éviter les rafales de vent et la grosse pluie. Et c’est une occasion pour apprendre à piler sur son orgueil et accepter le fait que Lalas, même à des jeux de hasard, gagne la majorité des parties.
  3. Boire de la bière chaude, mais ô combien réconfortante et rafraîchissante malgré tout.
  4. C’est se faire piquer les fesses par les moustiques lorsqu’on est aux toilettes ou lorsqu’on prend notre douche. Et particulièrement lorsqu’on travaille dans la mangrove et qu’on est couvert de boue.
  5. C’est s’endormir au son mélodieux des bzzz et se réveiller par le chant perçant des martins tristes et exceptionnellement par Céline Dion via la radio de Jeannot, le gardien.
  6. C’est regarder des films de combat des années 90 avec Lalas, parfois six en ligne parce qu’il n’y a jamais assez de films de combat pour lui, et parce qu’après tout c’est du bon divertissement.
  7. C’est jouer au soccer et au frisbee avec les enfants, qui par la suite, disent votre prénom avec un sourire rieur à chaque fois qu’ils vous voient.
  8. C’est manger de la viande après deux ans de végétarisme et profiter du fait qu’ici, les animaux se promènent librement dans le village. Et que lorsque de la dinde est au menu, celle-ci arrive bien vivante attachée à l’avant d’une motocyclette.
  9. C’est de pouvoir aller dans la mangrove à tout moment, que ce soit pour nager dans le canal, pagayer en kayak ou pour observer les oiseaux uniques et magnifiques y habitant.
  10. C’est essayer d’apprendre à parler malgache, faire rire les villageois, et réaliser qu’on est moins doué qu’on pensait.
  11. C’est planter 13 000 propagules avec la communauté locale, dans la mangrove et dans un sol boueux dans lequel on s’enfonce jusqu’aux genoux.
  12. C’est d’avoir un bronzage d’habitant et l’accepter, parce qu’on ne peut rien y faire.
  13. C’est rencontrer des personnes extraordinaires et vivre une aventure inoubliable.
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