Les aventures en taxis-brousses, par Arianne

À Madagascar, le moyen de transport le plus utilisé pour se déplacer d’un village à un autre ou d’une ville à une autre est ce qu’on appelle les taxis-brousses. Présents sous différents types de véhicules et niveaux de confort, ils ont néanmoins tous quelque chose en commun: l’imprévisibilité. Chaque voyage en taxi-brousse est unique.

D’abord, aucun taxi ne partira tant qu’il n’est pas complet. Et par ‘complet’, je ne veux pas dire qu’il n’y ait plus de sièges libres, mais bien que tout l’espace et les recoins inimaginables du taxi soient occupés. Donc, si on ne peut déplier nos jambes et nos bras et si on sent qu’il y a trois personnes ou plus dans notre bulle, c’est signe que le taxi-brousse est complet.

Après cette partie de Tétris terminée et le taxi enfin prêt à partir (parfois plus d’une heure d’attente), on ne se sent jamais aussi près des malgaches qu’à ce moment, et c’est génial. Sans compter qu’un voyage en taxi-brousse n’est jamais ennuyant. Des malgaches curieux qui mènent à de belles rencontres et conversations, des mères qui allaitent, des enfants qui dorment dans les bras de celles-ci, des personnes plus âgées qui impressionnent par leur contorsions pour se déplacer au travers de cette foule, des cris de poulets apeurés, des regards intrigués et fixateurs, des discussions incompréhensibles entre malgaches mais tout du moins captivantes, des rires, des gendarmes armés d’AK-47, des personnes à vos côtés dégustant un rat cuit.

Bref, on ne cesse jamais d’être étonné. Et c’est ce qui fait du taxi-brousse le moyen de transport que je préfère à Madagascar. Et ce, même s’il y a une crevaison qui nous retarde d’une trentaine de minutes, même s’il n’y a plus de places à l’intérieur et qu’on doit s’accrocher à l’arrière et espérer ne pas avoir de crampes aux mollet et même s’ils essaient parfois de nous flouer et de nous faire payer plus que le prix normal. Tout ça n’est qu’une question d’adaptation. Et bien qu’au début il soit difficile d’être complètement à l’aise, car nous sommes loin de l’autobus auquel nous sommes habitués et qui est soit disant ‘rempli’ de personnes se rendant au travail ou à l’école, l’inconfort ne tarde pas à disparaitre pour laisser place à l’amusement.

Après seulement un mois à Madagascar, j’ai déjà de nombreux moments mémorables à bord des taxis-brousses, qui font définitivement partie des incontournables de ce magnifique pays.

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